Du H1N1 à la P2D...

Publié le par angie

Vous avez dit virus ?


Depuis quelques semaines les médias nous donnent chaque jour des nouvelles du petit dernier : le H1N1. Virus à ne pas prendre à la légère et sans doute sommes nous, déjà, en train de changer nos comportements. Il en sera de même dans nos célébrations et nous aurons aussi à changer nos pratiques. Plus d’eau dans les bénitiers, plus de geste de Paix et encore moins de communion donnée à la bouche.


Il est un autre virus pour lequel les informations sont très rares et qui, pourtant, a commencé à se propager il y a fort longtemps : le virus de la P2D (pour les non scientifiques : la Parole de Dieu). C’est un virus que je nous souhaite d’attraper à bras le coeur. Aujourd’hui cette Parole de Vie vient toujours dans notre monde pour y être trop souvent crucifiée. «
Elle est venue mais les siens ne l’ont pas accueillie » (Jn1,11). A faire de Dieu le bouche trou de ce que nous ne savons pas, ou de ce que nous ne voulons pas faire, nous faisons fausse route. C’est déprécier Dieu que de ne voir en lui qu’un fournisseur. Et c’est déprécier l’homme que de ne voir en lui qu’un client de Dieu.

Pour l’évangéliste Jean tout a commencé par un mariage, à Cana. Ils n’ont plus de vin ! : Une expression qui dit tous nos manques, nos détresses, nos carences. Même les ressources religieuses peuvent s’épuiser. Nous connaissons ces situations où l’élan se brise. Aujourd’hui nous disons : «
Ils n’ont plus le feu sacré », « Ils n’ont plus la pêche ». « Remplissez d’eau ces jarres » a demandé Jésus. Et sans faire de geste, sans rien qui puisse faire penser a un prodige qui aurait pu impressionner, la foi de Jésus en son père, la foi de Marie en Jésus, la foi des serviteurs dans la sereine certitude de Jésus et Marie transforme l’eau en vin. Personne de la noce n’a rien vu à part quelques acteurs. Les mariés eux-mêmes ne sauront peut être jamais ou seulement plus tard. Comme nous aussi, il nous arrive après coup de saisir de quel gouffre, par amour, le Seigneur nous a fait sortir. Et Jésus donnera « au maître du repas » le vin nouveau qu’on lui apporte en abondance. Don de Dieu, profusion de son amour bien au-delà du nécessaire. Sans doute pour que nous aussi nous en buvions encore. Celui là est à consommer sans modération.

                                              (de Philippe Solignac) 

Publié dans BILLET SPIRITUEL

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